LULU VAN TRAPP

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LULU VAN TRAPP

Album "LOVECITY"

Lulu Van Trapp est plus qu’un simple groupe. C’est un totem, un cri de ralliement. À l’image de leur album LOVECITY, leur musique est une plongée effrénée dans les tréfonds de la capitale qui les a vus naître, humainement et artistiquement. Un lieu mouvant où tout se croise, qui rassemble dans un mélange de fête et de dystopie, éloge de la belle noirceur.
Depuis ses débuts, cette famille choisie fait coïncider son esprit résolument punk avec une volonté pop évidente, au sens populaire du terme. Et livre des chansons épiques, sensibles, croisant les guitares saturées et les synthétiseurs massifs.

Rebecca et Max ont fait leurs armes sonores dans les squats du nord de Paris et dans un amour, un criant besoin du collectif. Lorsque Lulu Van Trapp est né.e, Rebecca, Max, Manu et Nico se paraient de costumes excentriques sur scène, finissant souvent par les retirer pour apparaître dans un plus simple appareil. « On adorait ce côté théâtral, second degré, détaillent-ils. C’était une façon de manier l’humour tout en abordant des sujets très profonds. Mais on n’a plus besoin de faire cela. Avec ce nouvel album, on est déjà à poil, on dit déjà nos vérités. » Fini les personnages, fini les artifices et les effets de style. « Les personnages, c’est nous. »

Leur premier album paru en 2021, I’m Not Here To Save The World, voyait déjà leur patte sonore s’affirmer, tout en mobilisant des genres bien identifiés : le rock là, les musiques jamaïcaines ici, l’électronique anglaise là-bas. Cette fois, LOVECITY se délaisse des appellations bien trop étroites pour contenir les aspirations du groupe. « Notre envie, c’est de jouer une musique sur laquelle tout le monde peut danser, inclusive. On vit dans un monde éclaté musicalement, structurellement et psychologiquement. Le fait d’avoir une démarche pop mobilise l’idée de carrefour, de Constantinople musical. ». Pouvant se produire aussi bien dans des salles de spectacles et festivals que durant la Fashion Week, Lulu Van Trapp se pose en groupe de tous les interdits. Leurs lives sont des célébrations, des lieux de convergence dont ils se posent en humbles bandes-sonores, des prétextes pour rassembler. Une démarche éminemment politique qui les voit régulièrement empoigner leurs instruments pour soutenir les luttes sociales.

Le premier single l’amour et la bagarre symbolise ce paradigme aventureux. Cet hymne festif et nocturne raconte la lutte permanente entre deux êtres qui ne savent jouer la partition de leur attirance que sur le mode du duel. En français dans le texte, s’y déploient les rapports amoureux et amicaux, inextricables chez « les Lulus ». L’esprit de tribu en émane, avec ses espérances et ses désespoirs. « On a créé ce groupe pour guérir, pour chanter l’amour, la nostalgie, pour se sauver ». Alors, pas question de faire quoi que ce soit à moitié. Tout doit retentir comme si la vie elle-même en dépendait.

LOVECITY conte sans fard les ressentis de ses auteurs.
Ses deux jambes bien campées dans son époque, geisha fait figure d’hymne féministe empouvoirant et célèbre la liberté de jouir de son corps à travers son seul regard.
Lorsque le rythme ralentit, c’est pour laisser place à la grandiloquence des paroles, du chant et des arrangements, comme sur never love again, ou à des réflexions intérieures expulsées subitement, comme sur pornbooth. Cette envie de délivrer une chanson au message intergénérationnel face à un monde toujours plus cruel, est arborée sur le puissant metal hero, titre au timbre presque enfantin et où l’émotion est à nu. Chanson d’amour intemporelle, la ballade de maori jette un regard nihiliste où, dans une ville en décombres et errant de fête en fête, un héros désabusé poursuit l’ombre de celle qu’il a aimée.

En filigrane, ce sont les luttes intérieures, celles qui guident ou déchirent les êtres, qui se déversent dans toute leur complexité et leur vivacité. C’est ce thème qui anime le titre l’enfer avec toi, fidèle aux origines eighties du groupe, sexy et cynique, illustrations de leur envie de faire se télescoper les Strokes, Mylène Farmer ou l’EDM dans un seul espace-temps. Les morceaux sont des hymnes à l’amitié, notamment 4 ever lulu, instant bourré d’espoir et de douceur, l’un des temps forts de cet album sinueux, fait de vertiges sonores et émotionnels.
LOVECITY est un condensé de musique qui gomme les individualités, qui chérit le brassage des genres et des gens.

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